Conservation des Ressources Génétiques Forestières Peuplier noir


Thème

Animation du programme de conservation des ressources génétiques du peuplier noir

programmes:

 

Mots-clés

Populus nigra, conservation, inventaire, diversité génétique, valorisation

Animateur(s) du projet

  • Marc Villar, Unité de recherche Amélioration, Génétique et Physiologie Forestières, Centre Inra Val de Loire, site d'Orléans
 

Laboratoire(s), organisme(s) porteur(s)

 

Laboratoire(s), organisme(s) partenaire(s)

 

Sources de financement

 

Résumé et objectifs des projets

Le programme national de conservation des ressources génétiques peuplier noir est basé sur une double stratégie.

La conservation ex situ est opérationnelle depuis 1991 sous deux formes : parc à pieds-mères au Conservatoire National de la Biodiversité Forestière de Guéméné Penfao (actuellement 2000 clones en collection) et populetums d’arbres adultes (4 populetums régionaux en 2012).

La conservation in situ a été initiée au travers d’un réseau de Réserves Naturelles constitué en 1999, avec un partenariat original avec le réseau des Réserves Naturelles Fluviales. Mais ce programme est également basé sur un réseau très important de terrains avec de nombreux autres partenaires d’organismes très divers (associations de protection de la nature, Parcs Naturels Régionaux, ONF, Conseils Généraux, DDAF, techniciens de rivière, LPO, Communautés de Communes…).

La mise en oeuvre concrète de la conservation in situ a démarré en octobre 2003. Le but ultime de la conservation in situ d’une espèce est de maintenir une large diversité génétique pour garder le potentiel d’adaptation aux changements de l’environnement (Rotach P., 2004). La variabilité en soi n’est donc pas l’objectif de conservation, mais plutôt l’adaptabilité; C’est le potentiel d’adaptation, lié à la diversité génétique potentielle et à la plasticité phénotypique des individus de la population conservée ( Lefèvre F., Kajba D., et al 2001).

Un premier choix de 7 sites de conservation in situ a été proposé et validé par la CRGF (réunion du 30 septembre 2008), impliquant directement 5 Réserves Naturelles Nationales:

 

Ce choix est basé sur les résultats des dispositifs expérimentaux de pépinières (pour l’évaluation de la variabilité phénotypique, via des caractères adaptatifs) et des études de diversité génétique au Centre Inra Val de Loire, site d'Orléans (marqueurs moléculaires de type microsatellite).

Pour l’instant, les unités conservatoires des Réserves Naturelles Nationales de St-Mesmin et des Ramières du Val de Drôme ont été officialisées, par la signature d’une charte de gestion en 2011 et 2012.